Mes voeux de Noël 2011

Voici la vidéo de mes voeux de Noël qui sera diffusée sur le canal de l’Assemblée nationale:

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Négociations de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne: le gouvernement charest doit démontrer les gains pour le québec

À la veille de la comparution en commission parlementaire du négociateur québécois Pierre Marc Johnson, le Parti Québécois demande au gouvernement libéral de démontrer que les Québécois sortiront gagnants du futur accord économique entre le Canada et l’Union européenne.

« Le Parti Québécois est généralement favorable aux accords de libre-échange, mais encore faut-il avoir accès au texte et que les négociations soient ouvertes et transparentes afin que nous puissions porter un jugement éclairé. Le gouvernement libéral ne donne aucune garantie sur les gains et les pertes que le Québec pourrait enregistrer dans le cadre de ces négociations », a déclaré le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière de relations internationales et de Francophonie, Alexandre Cloutier. 

« Depuis le début des négociations en mai 2009, il est impossible d’avoir accès au mandat et aux instructions données au négociateur du Québec par le Conseil des ministres. Il n’y a pas de processus de consultation des parlementaires et aucune commission parlementaire n’est prévue avant la ratification de l’accord », a déploré Alexandre Cloutier.

L’accord actuellement en négociations aura des conséquences importantes dans la vie des Québécois, pour le gouvernement, les entreprises et nos régions. Le Parti Québécois rappelle que pour convaincre les Européens de négocier cet accord, les provinces et le gouvernement du Canada ont accepté de mettre sur la table l’accès aux marchés publics des provinces, des municipalités, des commissions scolaires et des hôpitaux. Après deux ans et demi de négociations, le gouvernement Charest refuse toujours d’affirmer que les sociétés d’État seront exclues de l’accord, particulièrement Hydro-Québec.

 Cet accord soulève de nombreuses questions qui demeurent sans réponse, dont entre autres :

  •  Est-ce que le Québec pourra continuer à favoriser l’achat local et le développement économique québécois et à privilégier les entreprises à caractère social dans l’octroi des contrats publics?
  •  Est-ce que l’accès au marché des produits laitiers, protégé en vertu du système de gestion de l’offre, sera sacrifié afin de favoriser l’exportation de bœufs albertains ou des produits de la pêche des Maritimes? 
  • En matière de culture, quelle est la nature des discussions sur la portée de l’exception culturelle que semble vouloir entreprendre la Commission européenne? Est-ce que la définition plus large du Québec de l’exemption de la culture, qui exclut ce domaine des négociations commerciales internationales, est remise en cause?

 Rapport de force du québec

« Le rapport de force du Québec au sein du Canada a été considérablement affaibli par la mollesse du gouvernement libéral du Québec. Les gestes posés récemment par le gouvernement Harper en sont un témoignage éloquent, que ce soit par son mépris des consensus québécois dans les dossiers des peines aux jeunes contrevenants et du registre des armes à feu, ou encore par le fait que les chantiers maritimes québécois ne recevront pas un dollar des 33 milliards que le fédéral consacrera à l’achat de navires. Le premier ministre Charest a embarqué le Québec dans cette grande négociation commerciale avec l’Europe, mais on constate aujourd’hui que c’est le gouvernement fédéral qui décidera, en fonction des intérêts nationaux canadiens, ce qui sera concédé ou non aux Européens », a souligné Nicolas Marceau, député de Rousseau et porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances et de développement économique.

« Rappelons qu’à l’époque des négociations de l’accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis, au cours des années 80, le gouvernement fédéral de Brian Mulroney négociait avec beaucoup plus de transparence qu’aujourd’hui. Le gouvernement du Québec et les députés de l’Assemblée nationale étaient informés et avaient accès aux documents. Pourquoi le gouvernement Harper n’accepte pas de négocier avec plus de transparence? Je suis particulièrement inquiet de la situation, car le gouvernement Charest a démontré qu’il est incapable d’infléchir les décisions du gouvernement Harper en notre faveur », a souligné Nicolas Marceau. 

« Comment le gouvernement Charest peut-il nous garantir que les arbitrages et les compromis que fera le négociateur fédéral ne favoriseront pas certaines provinces canadiennes au détriment du Québec? Dans ce contexte, nous réclamons que tous les parlementaires de l’Assemblée nationale aient accès immédiatement au projet d’accord ainsi qu’aux études d’impact de ce projet sur l’économie québécoise », a réclamé le député Marceau.

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L’entente sur la présence du Québec à l’UNESCO est une coquille vide

Alors que le gouvernement libéral tente de faire croire depuis cinq ans que l’entente sur la présence du Québec à l’UNESCO a donné une voix au Québec, le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière de relations internationales et de Francophonie, Alexandre Cloutier, constate que le gouvernement lui-même admet maintenant que le Québec a une présence superficielle à l’UNESCO.

L’article 3.1 de l’accord sur la présence du Québec prévoit que « les gouvernements du Québec et du Canada doivent se concerter sur tout vote, toute résolution, toute négociation et tout projet d’instrument international élaborés sous l’égide de I’UNESCO ».

Pourtant, à l’Assemblée nationale aujourd’hui, le ministre Pierre Arcand, répondant à une question du député de Lac-Saint-Jean, a indiqué que la représentante du Québec à l’UNESCO n’avait aucune indication sur la position à défendre concernant la résolution sur l’admission de la Palestine à titre de membre à part entière de l’UNESCO.

« Comment le gouvernement libéral de Jean Charest peut-il se vanter d’avoir une voix à l’UNESCO et ne pas prendre position lorsqu’il en a l’occasion? Alors que le gouvernement du Canada vient de retirer son financement à l’UNESCO à la suite de l’admission de la Palestine, le silence du gouvernement du Québec est inquiétant. A-t-il l’intention de dénoncer cette décision du gouvernement du Canada? », a affirmé Alexandre Cloutier.

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JEAN CHAREST MANQUE D’AMBITION POUR LE QUÉBEC

Le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition en matière de relations internationales, Alexandre Cloutier, constate encore une fois que le premier ministre Jean Charest manque d’ambition pour le Québec et profite de sa mission en Chine pour sous-estimer l’intérêt des pays étrangers pour le Québec.

« Jean Charest a affirmé aujourd’hui que le Québec serait moins en mesure de tirer son épingle du jeu s’il était un «  petit  » pays souverain. Je rappelle à Monsieur Charest que, selon les indicateurs de l’OCDE, 9 des 15 pays les plus riches ont une population équivalente ou inférieure au Québec. Il est triste que le premier ministre n’ait pas assez confiance en la population québécoise et qu’il croit que le Québec doive se rabattre sur la fédération canadienne pour être «  intéressant  » aux yeux du monde », a déclaré Alexandre Cloutier.

On se rappellera pourtant qu’en 2006 le premier ministre affirmait lors d’un voyage en France que le Québec a les « moyens » d’être un pays souverain.

« Il est surprenant d’entendre le premier ministre se réjouir des rencontres qu’il a obtenues en Chine, tout en étant le premier ministre d’une simple «  province  ». Il n’y a rien d’étonnant à ce que Jean Charest soit accueilli à bras ouverts par des investisseurs à qui il compte brader les ressources naturelles du Nord québécois. Pour le Parti Québécois, il est clair que le Québec a non seulement les moyens, mais aussi l’intérêt de devenir un pays souverain pour faire entendre sa voix et prospérer dans le monde », a conclu Alexandre Cloutier.

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Pauvreté et exclusion sociale; Le Parti Québécois exige la tenue d’une commission parlementaire

Le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi et de solidarité sociale, Alexandre Cloutier, réclame des engagements clairs de la ministre Julie Boulet afin qu’une commission parlementaire soit tenue dans le but de faire l’étude de la réponse gouvernementale à l’Avis du Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale sur les cibles de revenu.

« Julie Boulet doit prendre l’engagement de tenir une commission parlementaire pour faire l’étude de la réponse de son gouvernement aux 14 recommandations du Comité sur les cibles de revenu. La tenue d’un tel forum permettrait d’entendre les experts indépendants qui avaient participé à la rédaction de l’Avis en 2008 ainsi que tous les organismes qui agissent directement auprès des plus démunis de notre société. Il est important que les efforts pour respecter l’esprit de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale, adoptée en 2002 par le gouvernement du Parti Québécois, puissent se poursuivre et, en ce sens, je demande à Julie Boulet de confirmer qu’un tel débat se tiendra à l’automne », a déclaré Alexandre Cloutier.

Le député de Lac-Saint-Jean a souligné que la réponse gouvernementale est arrivée avec deux ans de retard et a été déposée en catastrophe, en pleine fin de session parlementaire, ce qui est très décevant. Il affirme également que cette façon de faire ressemble étrangement à celle utilisée par le gouvernement libéral au moment du dépôt du 2e Plan d’action gouvernemental en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale en juin 2010. « La réponse gouvernementale ressemble davantage à un faux-semblant libéral ayant pour objectif d’énumérer les gestes posés ces dix dernières années, en faisant fi des nouvelles initiatives pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Nous devons pouvoir poursuivre les débats sur ces enjeux lors d’un forum public où tous les acteurs impliqués pourront faire part de leurs réflexions », a ajouté Alexandre Cloutier.

« La réponse du gouvernement libéral aux 14 recommandations du Comité mis sur pied par le Parti Québécois en 2002 déçoit énormément les groupes de défense des droits des personnes les plus démunies de notre société. Nous demandons à la ministre de tenir sans tarder une commission parlementaire, comme le prévoit la loi », a conclu Alexandre Cloutier.

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Fermeture de la route 138: Le Parti Québécois réclame l’intervention du premier ministre du Québec

Le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires autochtones, Alexandre Cloutier, le député de René-Lévesque, Marjolain Dufour, et la députée de Duplessis, Lorraine Richard, réclament l’intervention urgente du premier ministre du Québec, Jean Charest, afin d’éviter que la situation dégénère sur la route 138.

« Lundi, le chef des Innus de Pessamit, Raphaël Picard, a écrit au premier ministre pour réclamer une rencontre au sommet avec M. Charest et la haute direction d’Hydro-Québec. En raison de l’absence de réponse du gouvernement, les Innus ont entrepris ce matin un blocage intermittent de la route 138 qui pourrait se transformer en blocage total au cours des prochaines semaines. Le premier ministre doit prendre en main cette situation et rencontrer le chef Picard pour dénouer l’impasse avant que la situation s’envenime », a déclaré Alexandre Cloutier. 

Dans sa lettre, le chef Picard affirmait : « [...] nous constatons que le gouvernement du Québec méprise les droits et les intérêts de la Première Nation Innue de Pessamit. Cette situation, qui prend des proportions démesurées avec votre Plan Nord, doit changer ». 

« Ça fait deux fois en trois jours que le Parti Québécois interpelle le premier ministre à l’Assemblée nationale sur cette question et que ce dernier refuse de se lever pour répondre. Depuis le dévoilement du Plan Nord, le premier ministre tente de faire croire à la population qu’il s’est entendu avec toutes les communautés autochtones vivant sur le territoire du Plan Nord. De toute évidence, ce n’est pas le cas. En raison de la négligence du gouvernement, c’est la population qui se retrouve prise en otage dans un conflit entre le gouvernement libéral et les Innus de Pessamit », a ajouté Marjolain Dufour. 

« Par l’inaction et le refus du premier ministre de prendre la situation en main, c’est toute la population de la Côte-Nord qui devra vivre avec les effets sur la paix sociale et sur l’économie de la région. Un blocus complet de la route 138 pourrait causer un tort important au projet de La Romaine. En conséquence, le premier ministre doit agir sans délai pour éviter que la situation déjà tendue devienne insoutenable pour les Nord-Côtiers », a conclu Lorraine Richard.

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Situation dans les travaux sylvicoles « Rien ne va plus »…

Les députés Stéphane Bédard, Alexandre Cloutier, Sylvain Gaudreault et Denis Trottier sont sidérés de constater cette année encore que la saison des travaux sylvicoles est fragilisée par l’inaction du gouvernement. Pour les députés du Saguenay—Lac-Saint-Jean, le gouvernement devrait agir en matière de sylviculture pour contrer, sur un front au moins, les effets négatifs d’une crise forestière qui perdure et qui a causé des milliers de pertes d’emploi déjà.

Rien ne va plus
Les députés de la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean ont été interpellés par plusieurs entreprises sylvicoles dans les dernières semaines pour demander de l’aide afin d’être en mesure d’entamer leur saison de travail qui est menacée par les délais de décision du ministère desRessources naturelles. Pour certaines entreprises, le problème est le manque de liquidité pour réaliser les travaux de cet été, pour d’autres, il est déjà trop tard et elles ont annoncé leur fermeture.

« Des milliers de travailleurs au Québec sont en attente depuis des semaines d’une décision de la ministre des Ressources naturelles. Des milliers de plants risquent de ne pas être plantés, parce que l’argent promis n’est pas au rendez-vous. Il y a urgence et ce n’est pas au mois d’août ou en hiver qu’il faudra faire les travaux sylvicoles » a déclaré Denis Trottier.

Engagement de la ministre

Il y a à peine un mois pourtant, alors que le député de Roberval questionnait la ministre des Ressources naturelles à l’Assemblée nationale, Nathalie Normandeau s’était engagée à conserver le niveau d’investissement de l’an passé en matière de travaux sylvicoles, et ce, peu importe la quantité de bois coupé.

Pour le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier : « Il est tout à fait inacceptable que les entreprises soient prises en otage par un gouvernement incapable de respecter ses engagements. Aucune entreprise ne peut travailler dans de pareilles conditions. »

Les députés de la région unissent donc leur voix pour soutenir les entrepreneurs et les travailleurs sylvicoles et exigent de la ministre qu’elle mette fin à leur cauchemar.

Utilisation du bois dans la construction publique

Par ailleurs, alors que la ministre Nathalie Normandeau avouait enfin cette semaine qu’il y avait une crise forestière, les députés du Saguenay—Lac-Saint-Jean souhaitent lui rappeler que l’adoption de la Loi sur l’utilisation du bois dans la construction publique, déposée par le député Denis Trottier l’automne dernier, constitue une piste de solution privilégiée.

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Crédit d’impôt pour solidarité; LE PARTI QUÉBÉCOIS OBTIENT UNE VICTOIRE AU BÉNÉFICE DES PLUS DÉMUNIS

Le Parti Québécois est heureux d’annoncer que le gouvernement libéral renonce à son projet de rendre obligatoire l’inscription au dépôt direct pour les personnes admissibles au crédit d’impôt pour solidarité et qui n’ont pas la possibilité d’avoir un compte bancaire.

« Ces conditions pénalisaient des milliers de personnes démunies. Par son entêtement, le gouvernement libéral allait exclure volontairement de ce programme les plus vulnérables de notre société. Cette volte?face est une bonne nouvelle. L’ennui, c’est qu’il a fallu insister à maintes reprises et l’intervention de la Protectrice du citoyen pour que le gouvernement se réveille enfin », a déclaré le député de Lac?Saint?Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi et de solidarité sociale, Alexandre Cloutier, après avoir entendu en commission parlementaire la ministre Julie Boulet passer aux aveux et confirmer la nouvelle.

L’opposition officielle est surprise d’ailleurs que le gouvernement libéral se soit caché pour annoncer l’abandon des conditions restrictives qu’il avait imposées dans le budget Bachand en 2010. « Il aura fallu intervenir à l’étude des crédits ces derniers jours et tirer les vers du nez aux fonctionnaires et aux ministres du Revenu et de la Solidarité sociale pour enfin apprendre cette nouvelle orientation. C’est plutôt étonnant et c’est à se demander si ce n’était pas l’intention du gouvernement de ne pas publiciser cette nouvelle pour limiter le nombre de bénéficiaires au programme », a soutenu le député de Rimouski et porte-parole en matière de revenu, Irvin Pelletier.

Rappelons que le crédit d’impôt pour solidarité regroupe en un seul crédit le crédit pour TVQ, le crédit pour particulier habitant un village nordique et le remboursement d’impôts fonciers. Ce crédit sera maintenant versé mensuellement à compter de juillet 2011. « Avec toutes les hausses de tarifs des derniers mois et des dernières années imposées par le gouvernement Charest, il était inadmissible qu’il veuille faire des économies sur le dos des plus démunis », a indiqué Alexandre Cloutier.

Programme Action : une modification salutaire

Le Parti Québécois a également obtenu un autre gain ce matin : la ministre Boulet a annoncé qu’elle modifierait le programme Action, issu d’une fusion des programmes Devenir et Interagir.

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Compressions à l’aide sociale: LA MINISTRE JULIE BOULET EST IRRESPONSABLE

Le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi et de solidarité sociale, Alexandre Cloutier, a demandé aujourd’hui à la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Julie Boulet, de revenir sur sa décision de mettre fin au processus d’entrevue avec un agent lors d’une demande d’aide sociale. Également, le député a demandé à la ministre de ne pas centraliser dans un seul endroit par région le traitement des dossiers de personnes ayant des contraintes sévères à l’emploi. Deux décisions qui pénalisent directement les personnes les plus démunies de la société.

« Avant la vague des compressions du gouvernement libéral, un citoyen qui déposait sa demande se faisait accompagner par un agent du centre local d’emploi qui avait pour tâche de s’assurer que le formulaire avait été bien rempli et que les bons documents accompagnaient la demande. Maintenant, la ministre a décidé de mettre fin à ce processus et de laisser cette clientèle dans le besoin se débrouiller sans aide. Cette décision a fait exploser les taux de refus aux demandes d’aide sociale et malheureusement, plusieurs demandes sont refusées non pas parce que les personnes n’ont pas droit à l’aide sociale, mais parce qu’elles n’ont plus l’aide nécessaire pour bien remplir leur demande », a déclaré Alexandre Cloutier.

Auparavant, le pourcentage de demandes rejetées variait entre 10 et 15 % selon les régions au Québec. Depuis l’application de la nouvelle procédure, où l’on demande aux agents de rencontrer le moins de personnes possible, une personne sur deux voit sa demande rejetée en Montérégie, dans Lanaudière et dans les Laurentides. Pire encore, près de 70 % des demandes sont rejetées en Abitibi.

Centralisation régionale

Alexandre Cloutier a également questionné la ministre Boulet sur la centralisation régionale des dossiers de personnes ayant des contraintes sévères à l’emploi. Ainsi, une personne ayant une limitation fonctionnelle majeure comme un handicap physique ou un problème grave de santé mentale ne peut plus rencontrer un agent à son centre local d’emploi et doit parfois parcourir jusqu’à 200 kilomètres pour obtenir une rencontre. Souvent, ces personnes n’ont pas de voiture et en région le transport en commun n’est pas toujours disponible.

« À Alma, dans ma circonscription, un couple avec un enfant qui s’était fait couper sa prestation de 500 $ par mois s’est fait dire que s’il n’était pas satisfait, il n’avait qu’à aller rencontrer un agent à La Baie, qui se situe à 80 kilomètres de son domicile alors que ces personnes ne possèdent pas de voiture. Il est inacceptable qu’on en soit rendu là. La ministre doit revenir sur ces deux décisions inacceptables », a conclu Alexandre Cloutier.

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ise du logement au Nunavik: Le gouvernement accepte enfin d’entendre les inuits

« En acceptant hier d’entendre en commission parlementaire les représentants des 1246 pétitionnaires qui demandent au gouvernement de trouver une solution pour remédier au problème de surpeuplement des logements au Nunavik, le gouvernement a finalement commencé à s’ouvrir aux problématiques de logement dans le Nord. Enfin, le gouvernement s’ouvre à entendre les cris de détresse venant du Nord », ont affirmé le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi, de solidarité sociale, d’affaires autochtones, d’adoption internationale et de protection de la jeunesse, Alexandre Cloutier, et le député d’Ungava et porte-parole en matière de développement du Nord, Luc Ferland.

« La pétition que j’ai déposée, initiée par une jeune femme de Kuujjuaq, Olivia Ikey Duncan, signifie au gouvernement que la population inuite a un ardent désir de prendre son destin en main et pour ce faire, il est important que les gens puissent vivre dans un logement adéquat. L’Office municipal d’habitation Kativik estime que 1000 unités de logement sont nécessaires au Nunavik pour combler le retard, sans compter la demande additionnelle qui viendra au cours des cinq prochaines années », a ajouté le député de Lac-Saint-Jean. « Il est fondamental que le gouvernement se mette dès maintenant en mode action », a-t-il poursuivi.

La pétition rappelle également que l’entente quinquennale entre les gouvernements du Québec et du Canada, la Société Makivik, l’Office municipal d’habitation Kativik et l’Administration régionale Kativik ne comble pas le besoin additionnel de 1000 unités de logement. « Près de la moitié des unités de logement du Nunavik logent plus d’une famille, ce qui est inacceptable », a ajouté Alexandre Cloutier. « Ces situations, comme la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse les a identifiées, représentent un problème majeur qui exacerbe les problèmes sociaux tels l’abus de drogue et d’alcool, le suicide et la violence familiale, il est impératif d’agir sans tarder », a signifié le porte-parole.

« Les politiques actuelles perpétuent la misère humaine. Ce qu’on voit dans le Nord nous le confirme, il y a urgence d’agir et d’écouter la population nordique. L’audition des pétitionnaires sera un premier pas dans une direction que nous demandons au gouvernement de prendre depuis des années », a conclu le député d’Ungava, Luc Ferland.

Le député de Lac Saint-Jean, au nom des Inuits du Nunavik, remercie plusieurs organisations telles Amnistie internationale, le FRAPRU, la Société Makivik et l’Office municipal d’habitation Kativik qui ont fait circuler cette pétition. Les pétitionnaires seront entendus au cours des prochaines semaines.

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