Les députés Stéphane Bédard, Alexandre Cloutier, Sylvain Gaudreault et Denis Trottier sont prêts à défendre les intérêts de la région dès le retour en chambre cette semaine. Plusieurs dossiers figurent déjà à leur agenda.
Plus de places en garderie et une répartition équitable des services
Pour Stéphane Bédard, les réponses de la ministre de la Famille en matière de garderie sont inacceptables et il n’entend pas en rester là. «Le nombre de places en service de garde subventionnées dans la région passera à 7 093 en 2015-2016, une augmentation de seulement 122 places! Et il restera toujours plus de 4 000 enfants au Saguenay–Lac-Saint-Jean en attente. La plupart d’entre eux n’auront jamais accès aux services de garde subventionnés, ni les nouveaux à venir » dénonce le député de Chicoutimi, Stéphane Bédard. «Contrairement au Parti Libéral qui profite des places à contribution réduite pour leur financement politique, l’engagement du Parti Québécois reste clair à cet égard envers les parents : un enfant, une place». La preuve a été faite qu’en plus d’être rentable financièrement, investir dans les services de garde contribue à améliorer la réussite de nos enfants dans leur apprentissage scolaire. Les députés de la région s’engagent à talonner la ministre de la famille pour que le Saguenay—Lac-Saint-Jean ait sa juste part.
Lock-out de Rio Tinto Alcan à l’usine d’Alma
Depuis le déclenchement du lock-out à l’usine d’Alma de Rio Tinto Alcan le 31 décembre dernier, Alexandre Cloutier a multiplié les interventions afin que le ministre des Ressources naturelles et de la Faune Clément Gignac donne des réponses sur la question énergétique.
« Le principal enjeu du conflit à l’Usine Alma ne serait pas sur la table si le gouvernement libéral avait pris ses responsabilités en 2006. Le principe de base des ententes énergétiques est simple : l’ensemble de l’hydroélectricité produite par la compagnie doit être utilisé pour la production d’aluminium. À mon retour à l’Assemblée nationale le 14 février, je vais accentuer la pression sur le ministre afin que ce dernier donne des réponses aux citoyens du Saguenay–Lac-Saint-Jean », a indiqué Alexandre Cloutier.
La centrale Jim-Gray
Le dossier énergétique est également au centre des discussions concernant l’avenir de la centrale Jim-Gray dont les droits d’exploitations ont été révoqués à l’entreprise Produits forestiers Résolu le 1er janvier dernier. Pour le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, le ministre Gignac devra être prêt au retour en chambre à annoncer ses intentions sur l’avenir de la centrale. Le député de Jonquière insiste : « L’énergie produite par cette centrale doit servir au développement de notre région et nous n’accepterons pas qu’elle soit intégrée à la production d’Hydro-Québec et vendue à rabais aux États-Unis».
L’utilisation adéquate de nos richesses naturelles
La forêt demeurera au cœur des préoccupations du député Denis Trottier qui attend toujours le plan de relance de l’industrie promis par le gouvernement, mais il revendiquera également une meilleure gestion globale de nos richesses naturelles.
Pour le député de Roberval, le conflit chez Rio Tinto Alcan et tout le débat entourant le Bail de la Shipshaw démontrent bien que le gouvernement n’a pas d’orientation claire quant à la valeur qu’il accorde à l’utilisation de nos différentes ressources naturelles. « Le gouvernement prend des décisions à la pièce et ne propose aucune vision cohérente sur la valeur de nos ressources : l’hydro-électricité, les forêts et les mines ». Denis Trottier croit notamment qu’il faut revoir les méthodes de calcul des redevances sur les ressources naturelles en incluant différents critères tels que la nature renouvelable ou non de la ressource, sa valeur écologique et commerciale, son potentiel de développement et l’impact de son prélèvement sur les générations futures.
À cet égard, les députés dénoncent l’attitude du ministre Serge Simard qui a rejeté les amendements proposés au projet de loi 14 (Loi sur les mines) pour inciter les entreprises à transformer, à créer le maximum de richesse et à diversifier de façon durable l’économie des régions concernées par les projets miniers. Le ministre Simard est même allé jusqu’à affirmer que les investisseurs ne pardonneraient pas au Québec de leur imposer de telles contraintes. « De la part du ministre responsable d’une région ressource, c’est inacceptable. La population veut que les élus se tiennent debout pour obtenir le maximum de développement en échange des ressources », ont conclu les députés.
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