Alors que le gouvernement libéral tente de faire croire depuis cinq ans que l’entente sur la présence du Québec à l’UNESCO a donné une voix au Québec, le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière de relations internationales et de Francophonie, Alexandre Cloutier, constate que le gouvernement lui-même admet maintenant que le Québec a une présence superficielle à l’UNESCO.
L’article 3.1 de l’accord sur la présence du Québec prévoit que « les gouvernements du Québec et du Canada doivent se concerter sur tout vote, toute résolution, toute négociation et tout projet d’instrument international élaborés sous l’égide de I’UNESCO ».
Pourtant, à l’Assemblée nationale aujourd’hui, le ministre Pierre Arcand, répondant à une question du député de Lac-Saint-Jean, a indiqué que la représentante du Québec à l’UNESCO n’avait aucune indication sur la position à défendre concernant la résolution sur l’admission de la Palestine à titre de membre à part entière de l’UNESCO.
« Comment le gouvernement libéral de Jean Charest peut-il se vanter d’avoir une voix à l’UNESCO et ne pas prendre position lorsqu’il en a l’occasion? Alors que le gouvernement du Canada vient de retirer son financement à l’UNESCO à la suite de l’admission de la Palestine, le silence du gouvernement du Québec est inquiétant. A-t-il l’intention de dénoncer cette décision du gouvernement du Canada? », a affirmé Alexandre Cloutier.
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