Crédit d’impôt pour solidarité; LE PARTI QUÉBÉCOIS OBTIENT UNE VICTOIRE AU BÉNÉFICE DES PLUS DÉMUNIS

Le Parti Québécois est heureux d’annoncer que le gouvernement libéral renonce à son projet de rendre obligatoire l’inscription au dépôt direct pour les personnes admissibles au crédit d’impôt pour solidarité et qui n’ont pas la possibilité d’avoir un compte bancaire.

« Ces conditions pénalisaient des milliers de personnes démunies. Par son entêtement, le gouvernement libéral allait exclure volontairement de ce programme les plus vulnérables de notre société. Cette volte?face est une bonne nouvelle. L’ennui, c’est qu’il a fallu insister à maintes reprises et l’intervention de la Protectrice du citoyen pour que le gouvernement se réveille enfin », a déclaré le député de Lac?Saint?Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi et de solidarité sociale, Alexandre Cloutier, après avoir entendu en commission parlementaire la ministre Julie Boulet passer aux aveux et confirmer la nouvelle.

L’opposition officielle est surprise d’ailleurs que le gouvernement libéral se soit caché pour annoncer l’abandon des conditions restrictives qu’il avait imposées dans le budget Bachand en 2010. « Il aura fallu intervenir à l’étude des crédits ces derniers jours et tirer les vers du nez aux fonctionnaires et aux ministres du Revenu et de la Solidarité sociale pour enfin apprendre cette nouvelle orientation. C’est plutôt étonnant et c’est à se demander si ce n’était pas l’intention du gouvernement de ne pas publiciser cette nouvelle pour limiter le nombre de bénéficiaires au programme », a soutenu le député de Rimouski et porte-parole en matière de revenu, Irvin Pelletier.

Rappelons que le crédit d’impôt pour solidarité regroupe en un seul crédit le crédit pour TVQ, le crédit pour particulier habitant un village nordique et le remboursement d’impôts fonciers. Ce crédit sera maintenant versé mensuellement à compter de juillet 2011. « Avec toutes les hausses de tarifs des derniers mois et des dernières années imposées par le gouvernement Charest, il était inadmissible qu’il veuille faire des économies sur le dos des plus démunis », a indiqué Alexandre Cloutier.

Programme Action : une modification salutaire

Le Parti Québécois a également obtenu un autre gain ce matin : la ministre Boulet a annoncé qu’elle modifierait le programme Action, issu d’une fusion des programmes Devenir et Interagir.

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Compressions à l’aide sociale: LA MINISTRE JULIE BOULET EST IRRESPONSABLE

Le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi et de solidarité sociale, Alexandre Cloutier, a demandé aujourd’hui à la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Julie Boulet, de revenir sur sa décision de mettre fin au processus d’entrevue avec un agent lors d’une demande d’aide sociale. Également, le député a demandé à la ministre de ne pas centraliser dans un seul endroit par région le traitement des dossiers de personnes ayant des contraintes sévères à l’emploi. Deux décisions qui pénalisent directement les personnes les plus démunies de la société.

« Avant la vague des compressions du gouvernement libéral, un citoyen qui déposait sa demande se faisait accompagner par un agent du centre local d’emploi qui avait pour tâche de s’assurer que le formulaire avait été bien rempli et que les bons documents accompagnaient la demande. Maintenant, la ministre a décidé de mettre fin à ce processus et de laisser cette clientèle dans le besoin se débrouiller sans aide. Cette décision a fait exploser les taux de refus aux demandes d’aide sociale et malheureusement, plusieurs demandes sont refusées non pas parce que les personnes n’ont pas droit à l’aide sociale, mais parce qu’elles n’ont plus l’aide nécessaire pour bien remplir leur demande », a déclaré Alexandre Cloutier.

Auparavant, le pourcentage de demandes rejetées variait entre 10 et 15 % selon les régions au Québec. Depuis l’application de la nouvelle procédure, où l’on demande aux agents de rencontrer le moins de personnes possible, une personne sur deux voit sa demande rejetée en Montérégie, dans Lanaudière et dans les Laurentides. Pire encore, près de 70 % des demandes sont rejetées en Abitibi.

Centralisation régionale

Alexandre Cloutier a également questionné la ministre Boulet sur la centralisation régionale des dossiers de personnes ayant des contraintes sévères à l’emploi. Ainsi, une personne ayant une limitation fonctionnelle majeure comme un handicap physique ou un problème grave de santé mentale ne peut plus rencontrer un agent à son centre local d’emploi et doit parfois parcourir jusqu’à 200 kilomètres pour obtenir une rencontre. Souvent, ces personnes n’ont pas de voiture et en région le transport en commun n’est pas toujours disponible.

« À Alma, dans ma circonscription, un couple avec un enfant qui s’était fait couper sa prestation de 500 $ par mois s’est fait dire que s’il n’était pas satisfait, il n’avait qu’à aller rencontrer un agent à La Baie, qui se situe à 80 kilomètres de son domicile alors que ces personnes ne possèdent pas de voiture. Il est inacceptable qu’on en soit rendu là. La ministre doit revenir sur ces deux décisions inacceptables », a conclu Alexandre Cloutier.

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