Message de l’opposition officielle au décès de Billy Diamond

La chef de l’opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, et le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires autochtones, Alexandre Cloutier, offrent leurs condoléances à la famille et aux proches de M. Billy Diamond, ancien Grand Chef et membre fondateur du Grand conseil des cris du Québec.

« C’est avec tristesse que nous apprenons aujourd’hui le décès de Billy Diamond. Homme de cœur, M. Diamond a fièrement représenté sa nation et son peuple lors des grands moments historiques, notamment en étant signataire de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois. Sa contribution est inestimable et par son côté entrepreneur, il est un modèle pour de nombreux Cris. Son action a d’ailleurs été soulignée à tout jamais en 1987 lorsqu’il a été décoré à titre de Chevalier de l’Ordre national du Québec. Le Québec et la nation crie perdent un important bâtisseur », a déclaré Pauline Marois.

« Ses nombreuses implications dans des entreprises cries, notamment Air Creebec, Cree Co et la Société de construction crie, ont fait de lui un homme d’affaires respecté par les siens et par l’ensemble du peuple québécois. La nation Eeyou Istchee perd un leader, une figure importante, un visionnaire. La communauté de Waskaganish est particulièrement affectée aujourd’hui. Nous partageons sa peine », a ajouté Alexandre Cloutier.

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Crise du logement au Nunavik; La population du Grand nord paie le prix de l’inaction du gouvernement Charest

Le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires autochtones, Alexandre Cloutier, et le député de Groulx et porte-parole en matière de protection de la jeunesse, René Gauvreau, s’étonnent du manque de sensibilité du gouvernement libéral envers la crise du logement que subit la population du Nunavik. 

Questionnés aujourd’hui à l’Assemblée nationale, le ministre responsable des Affaires autochtones, Pierre Corbeil, et la ministre déléguée aux Services sociaux, Dominique Vien, n’ont cessé de vanter le renouvellement d’une entente quinquennale avec le gouvernement fédéral. Pourtant, comme l’a dit la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse dans un rapport de 2007 et répété dans un rapport publié la semaine dernière, l’entente ne fait que maintenir le statu quo alors que la situation se détériore. 

« Le gouvernement est au courant que la politique actuelle perpétue la misère humaine. Quand on sait qu’au Nunavik la violence familiale est dix fois plus élevée que la moyenne canadienne, que le taux de suicide est le plus élevé au Québec, qu’un enfant sur deux vit dans un milieu où il y a consommation abusive d’alcool, où la violence est présente et qu’on retrouve souvent de douze à quinze personnes dans un même logement, on ne peut rester inactif. Il faudrait au moins 1000 logements supplémentaires pour rattraper le retard, sans compter les besoins qui s’ajouteront au cours des cinq prochaines années », a affirmé Alexandre Cloutier. 

Le Parti Québécois rappelle que le rapport de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse publié la semaine dernière est accablant. Comme l’indique le rapport : « Au Nunavik, 30 % des enfants font l’objet d’un signalement auprès des directeurs de la protection de la jeunesse ». On peut aussi y lire que ce taux est six fois plus élevé que la moyenne québécoise : « Pour la région du Nunavik, on est passé de 777 signalements reçus en 2006-2007 à 1817 pour l’année 2009-2010, soit 2,4 fois de plus ».

« Alors que les signalements explosent, que la situation se détériore, le gouvernement demeure inactif. Cette crise du logement est en train de dégénérer en crise sociale. C’est assez! Les familles du Nunavik méritent mieux qu’une situation digne du tiers-monde », a conclu René Gauvreau.

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Rentrée parlementaire – Les députés péquistes annoncent leurs couleurs

Mise à jour:

Reportage de la Première chaîne de Radio-Canada

Article de Radio-Canada Saguenay–Lac-Saint-Jean

 

Saguenay–Lac-Saint-Jean, le 24 septembre 2010 – C’est cette semaine à Québec que s’est amorcée la session parlementaire avec, comme trame de fond, les multiples scandales liés au financement du Parti Libéral. Les députés du Parti Québécois du Saguenay?Lac-Saint-Jean, Stéphane Bédard (Chicoutimi), Alexandre Cloutier (Lac-Saint-Jean), Sylvain Gaudreault (Jonquière) et Denis Trottier (Roberval), dénoncent la paralysie qui accable le gouvernement et qui l’empêche d’agir dans les dossiers majeurs de notre région.

 Industrie forestière

Conscients des nombreux défis à relever pour assurer la pérennité de l’industrie forestière au Saguenay–Lac-Saint-Jean, les députés du Parti Québécois entendent proposer au gouvernement une série de mesures adaptées afin de donner une vision d’avenir à ce secteur d’activités. Après plusieurs années extrêmement difficiles pour les travailleurs et l’ensemble de l’industrie, les députés déplorent l’inaction du gouvernement libéral. « Il est clair que le gouvernement n’a aucune vision d’avenir pour ce secteur d’activité économique important pour la région et le Québec tout entier. C’est déplorable quant on pense aux retombées économiques que ce secteur génère pour le gouvernement », a dénoncé le député Denis Trottier. Aujourd’hui, bien qu’AbitibiBowater ait reçu l’aval de ses créanciers, ils s’entendent pour dire que la crise du bois est loin d’être terminée. Ils réitèrent leur engagement à assurer un avenir pour une industrie forestière durable pour le XXI siècle.

 Crédits d’impôt aux régions ressources

Afin de pallier au manque à gagner résultant de la décision du gouvernement Charest de mettre fin au programme de crédits d’impôt aux régions ressources et à l’abandon du ministre responsable de la région, Serge Simard, dans ce dossier, les députés de Chicoutimi, Lac-Saint-Jean, Jonquière et Roberval, soulèvent l’importance d’agir et de trouver des solutions. « Les entrepreneurs, intervenants et élus régionaux sont maintenant laissés à eux-mêmes dans le dossier des crédits d’impôt aux régions ressources. Ils devront user de stratégies innovantes et originales afin de proposer d’autres initiatives au Ministre du Développement économique, Innovation et de l’Exportation. La région a besoin d’un plan d’actions solide pour faire face aux nouveaux marchés et mieux performer au niveau économique », a déclaré Stéphane Bédard, député de Chicoutimi. Rappelons que ce programme permettait à plusieurs entreprises manufacturières de la région de bénéficier d’un crédit d’impôt de près de 27 millions de dollars annuellement.

 Rio Tinto Alcan

Bien que le projet de construction d’une usine pilote AP50 à Jonquière semble avoir pris son envol, l’inquiétude est palpable au sein du caucus des députés du Parti Québécois concernant la lenteur de Rio Tinto Alcan à emboîter le pas dans l’annonce du projet Alma II qui consiste à l’ajout de capacité de production à l’usine d’Alma. « La situation est fort préoccupante. En vertu de l’actuelle convention collective, le 31 décembre 2010 représente une date charnière en prévision de l’agrandissement de l’usine. Si la multinationale n’annonce rien, le contrat de travail prendra fin. Sinon, il se prolongera jusqu’en 2015 », a expliqué le député Alexandre Cloutier.

Rappelons que la compagnie a profité du support du gouvernement à maintes reprises lors, entre autres, de l’octroi d’un prêt gouvernemental sans intérêt sur 20 ans de 400 millions dont 120 millions pour Alma II, de garanties d’approvisionnement électrique à partir de 2010 en vue de la réalisation des projets (bloc de 225 mégawatts au tarif L), du renouvellement du bail de la Péribonka jusqu’en 2058 ainsi que de la prolongation des contrats d’énergie existants entre Alcan et Hydro-Québec.

 « RTA s’est engagée à augmenter sa production de 400 000 tonnes dans la région d’ici 2016 et d’investir 2.1 milliards sur 10 ans pour la construction d’une usine pilote (AP50) à Jonquière et l’ajout de capacité de production (Alma II) à l’usine d’Alma. Le gouvernement du Québec doit faire respecter les engagements de Rio Tinto Alcan envers la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean », ont déclaré les députés.

Orientations régionales fortes

Face aux bouleversements des derniers mois, les députés insistent sur la nécessité pour la région de faire front commun derrière des priorité et des demandes qui font consensus. « Nos PME font les frais de l’abandon des crédits d’impôts pour les régions ressources. Nos agriculteurs sont étouffés par les mesures de resserrement de l’assurance stabilisation du revenu agricole. AbitibiBowater vient d’éviter la faillite, mais l’industrie de la forêt est toujours fragile et en mutation. Du côté de l’aluminium, l’industrie anticipe que le Québec devra doubler sa capacité de production d’ici 15 ans. Des efforts devront être faits pour soutenir davantage les entrepreneurs qui oeuvrent dans la 2e  et la 3e  transformation tant dans l’industrie de l’aluminium que dans celle du bois. Et que dire du Plan Nord qui fait du sur place », note Sylvain Gaudreault. « Pour faire face à ces défis et sortir gagnante, notre région doit se positionner rapidement et établir une stratégie et un plan d’action solides », ajoute le député de Jonquière. 

En 2005, les citoyens de la région ont massivement appuyé le principe d’une gestion régionale des ressources naturelles. « L’heure est venue de se mobiliser à nouveau pour définir ensemble la direction à prendre au cours des prochaines années et de se doter d’outils de développement pour y parvenir. », concluent les députés.

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Une assemblée citoyenne dans Lac-Saint-Jean; Alexandre Cloutier à l’écoute des citoyens

À l’aube de la session parlementaire d’automne, le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, invite tous les citoyens de la circonscription à venir échanger avec lui sur différents enjeux sociaux, économiques et politiques. 

« J’ai pris la décision de tenir cette activité non partisane au début des travaux parlementaires, car je souhaite entendre les gens de chez nous sur les enjeux qui les préoccupent afin d’amener avec moi, leurs idées et leurs priorités, à l’Assemblée nationale. Cette rencontre cordiale empreinte d’ouverture et d’écoute, offre la possibilité à toutes et à tous de prendre la parole. Voilà peut-être une façon de faire qui servira, je l’espère, d’antidote au cynisme ambiant », a déclaré Alexandre Cloutier.

C’est monsieur Benoît Couture qui aura la responsabilité de présider la rencontre et d’animer la discussion de façon à ce que les citoyens puissent échanger avec leur député. Figure respectée de la communauté jeannoise, monsieur Couture a été animateur de la vie étudiante au Pavillon Wilbrod-Dufour pendant 25 années. 

Toute la population est donc conviée le jeudi 23 septembre 2010, de 19 heures à 21 heures, au Café du Clocher, 19, rue St-Joseph Sud, Alma. L’accueil se fera à compter de 18 h 30.

Les personnes intéressées peuvent s’inscrire sur le Web au www.alexandrecloutier.net.

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Les députés du parti québécois du Saguenay—Lac-Saint-Jean demandent la réouverture du dossier de la financière agricole

Les députés du Parti Québécois du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Stéphane Bédard (Chicoutimi), Alexandre Cloutier (Lac-Saint-Jean), Sylvain Gaudreault (Jonquière) et Denis Trottier (Roberval) demandent au ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Pêcheries, Laurent Lessard, de reprendre les discussions avec les producteurs agricoles afin trouver une solution satisfaisante dans le dossier de l’assurance stabilisation du revenu agricole (ASRA).

Dans une lettre adressée au ministre aujourd’hui, les députés soulignent l’urgence d’agir. En retirant les 25% de fermes les moins performantes du calcul des primes moyennes de l’ASRA, les mesures de resserrement imposées par la Financière agricole ignorent complètement des facteurs aussi élémentaires que les conditions climatiques et les distances de transport. C’est un non-sens qui menace la survie de notre agriculture régionale.« Considérant que l’agriculture locale devrait être au premier plan des préoccupations gouvernementales, nous vous demandons de rouvrir le dossier le plus rapidement possible afin de répondre aux besoins réels des agriculteurs en régions éloignées »,  écrivent les députés.

Division des communautés

L’urgence est d’autant plus grande que les producteurs agricoles ont décidé de ne plus accorder de droits de passage sur leurs terres aux motoneiges et aux véhicules hors route, ce qui touche une autre industrie très importante pour le Saguenay—Lac-Saint-Jean: le tourisme.

Les députés s’insurgent contre la façon de faire du gouvernement qui, encore une fois, pousse les communautés à se déchirer entre elles au lieu de proposer des actions pour favoriser leur développement. Ils condamnent également le silence du ministre régional Serge Simard sur cette question vitale pour notre région.

Éviter le mur à mur

Les députés demandent au ministre d’appliquer les principes de la Politique de la ruralité adoptée par le gouvernement en 2006. Cette politique prévoit notamment que les programmes gouvernementaux doivent être modulés pour tenir compte de la réalité des milieux. « Nous sommes convaincus qu’il faut poursuivre le dialogue et qu’il est possible de soutenir les agriculteurs tout en les encourageant à s’adapter aux nouvelles méthodes de production plus performantes », concluent les députés dans leur lettre.

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