Solidarité avec Dolbeau-Mistassini: Les députés refusent la fermeture de l’usine et appuient le projet de complexe intégré

« La vocation forestière de Dolbeau—Mistassini étant sans équivoque, nous refusons la fermeture de l’usine AbitibiBowater », ont déclaré les députés du Parti Québécois à l’issue de leur caucus régional qui se tenait ce matin à Jonquière. « Il faut regrouper toutes nos forces pour développer un projet de complexe intégré dont le milieu sera au centre des décisions» a déclaré le député de Roberval Denis Trottier, appuyé de ses collègues.

Les députés Stéphane Bédard (Chicoutimi), Sylvain Gaudreault (Jonquière) et Alexandre Cloutier (Lac-Saint-Jean) se joignent à Denis Trottier et interpellent la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, le ministre responsable du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Serge Simard, et le ministre du Développement économique, Clément Gignac, afin qu’ils rencontrent et soutiennent la communauté. Ils exigent également que le gouvernement libéral appuie financièrement le développement du projet de complexe intégré.

« Nous vivons la crise forestière depuis plus de 7 ans et nous ne disposons pas de plus d’outils ni de moyens qu’à l’arrivée du gouvernement libéral au pouvoir » a dénoncé Stéphane Bédard. « Le gouvernement semble avoir abdiqué le rapport de force qu’il a avec AbitibiBowater, tant comme créancier de la compagnie que comme gestionnaire des contrats d’approvisionnement et d’aménagement forestiers (CAAF) » a-t-il ajouté.

Sylvain Gaudreault croit de plus qu’une mobilisation régionale est nécessaire : « Nous devons développer de nouvelles façons de faire, en s’appuyant sur les expériences du passé pour développer une industrie du 21ième siècle » a déclaré le député de Jonquière.

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Incendies dans la réserve faunique des Laurentides, les députés du Saguenay–Lac-Saint-Jean réclament une couverture adéquate

À la suite de l’incendie d’un train routier sur la route 175 la semaine dernière, les députés du Parti Québécois du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Stéphane Bédard (Chicoutimi), Alexandre Cloutier (Lac-Saint-Jean), Sylvain Gaudreault (Jonquière) et Denis Trottier (Roberval), exigent que le gouvernement mette en place une solution durable afin que la réserve faunique des Laurentides soit couverte de manière adéquate par les pompiers et que cette solution ne se fasse pas sur le dos des municipalités. Une lettre a d’ailleurs été transmise au nouveau ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, pour lui exposer la situation et réclamer son intervention.

« Il est inacceptable que pour éteindre l’incendie, la Sûreté du Québec ait dû faire recouvrir le train routier de sable et que la circulation n’ait pu reprendre que plus de six heures après le début de l’incendie. Il est impératif que le gouvernement trouve une solution permanente afin que la réserve faunique soit couverte de façon adéquate, et ce, sans que les municipalités ne paient les frais d’avoir à couvrir un territoire à l’extérieur de leur juridiction », a indiqué le député de Lac-Saint-Jean et président du caucus régional, Alexandre Cloutier.

Borne d’incendie à l’Étape

Les députés ont aussi sensibilisé le ministre sur la situation de la seule borne d’incendie de la réserve faunique, située à l’Étape, qui semble être dans un état inquiétant. Il appert que l’entretien de celle-ci fait défaut (tuyaux pêle-mêle, manque d’indication sur le raccordement, porte difficile à ouvrir) et qu’en cas d’urgence, elle soit difficile à utiliser par un automobiliste qui en aurait besoin. Les députés espèrent que le ministre prendra les mesures pour régler aussi cette problématique.

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Le fédéralisme de Jean Charest marginalise le Québec

Québec, le vendredi 6 août 2010 – Le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier, constate que la plus récente rencontre du Conseil de la fédération est un autre exemple qui s’ajoute à la longue liste d’échecs du fédéralisme canadien. Le gouvernement Charest s’entête à vouloir maintenir en vie cette créature administrative qui a coûté plusieurs millions de dollars aux Québécois, alors que dans les faits, le Québec s’abaisse à négocier comme étant un parmi treize plutôt que de négocier de nation à nation.

Financement en santé
Le gouvernement Charest reprend sa stratégie d’abdication devant le gouvernement fédéral pour le financement en santé, alors qu’il s’agit pourtant d’une compétence exclusive du Québec. On se souviendra que l’entente-cadre sur la santé de 2004, qui devait être en vigueur sans aucune modification jusqu’en 2014, a été modifiée de manière unilatérale par le gouvernement fédéral pour faire un cadeau de 500 millions de dollars à l’Ontario, alors que cette entente était qualifiée par les fédéralistes comme étant « béton ». Cette décision imposée coûte aux Québécois 60 millions de dollars par année.

« Il est pour le moins ironique de constater que lors de la création du Conseil de la fédération, le principal objectif était de faire respecter les compétences exclusives du Québec. Le minimum que les fédéralistes devraient exiger d’Ottawa est le rapatriement des points d’impôt nécessaires pour que le Québec assume seul la totalité des coûts en matière de santé, sans avoir à quêter continuellement l’argent à Ottawa », a affirmé Alexandre Cloutier.

Recensement
Tout comme il se trouve déjà isolé sur la question de la commission pancanadienne des valeurs mobilières, le gouvernement libéral a trouvé le moyen de diluer son rapport de force sur le recensement en obtenant rien de moins qu’une autre division des membres du Conseil de la fédération. Puisque le gouvernement fédéral a décidé de maintenir l’abolition du questionnaire long obligatoire, les conséquences seront importantes pour le Québec. « Que compte faire maintenant le gouvernement : s’adresser aux tribunaux, créer un recensement québécois ou va-t-il se limiter à une simple lettre envoyée à Ottawa, qui s’ajoute à la longue liste de correspondances sans réponse du fédéral? », a ajouté le député.

Propriété de nos ressources naturelles
Lors du Conseil de la fédération, le gouvernement du Québec a manqué une belle occasion pour rappeler à l’ordre Terre-Neuve qui prétend que le gisement Old Harry lui appartient exclusivement. Or, on sait que la majeure partie de la structure se trouve du côté québécois du golfe du Saint-Laurent. Le gouvernement du Québec a non seulement l’obligation de protéger nos ressources naturelles, mais a également un devoir de protection du golfe du Saint-Laurent. Malheureusement, plutôt que de se tenir debout et de faire preuve de leadership, le premier ministre a préféré faire comme sa collègue Nathalie Normandeau qui a abandonné les revendications québécoises le mois dernier en acceptant les prétentions de Terre-Neuve.

Le Parti Québécois rappelle qu’il existe pour plus de 8 milliards de dollars en litiges avec le gouvernement fédéral. Le gouvernement libéral doit cesser de rabaisser la position du Québec à « un parmi treize » en passant par le Conseil de la fédération. Le Québec doit négocier de nation à nation avec le Canada. Le député rappelle par ailleurs que la seule façon de mettre fin aux chicanes perpétuelles avec le Canada, c’est d’unir les Québécois pour la souveraineté du Québec.

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