La région du Saguenay–Lac-Saint-Jean complètement délaissée dans le budget du gouvernement Charest

Budget 2010-2011

C’est avec une grande déception que les députés du Parti Québécois du Saguenay–Lac-Saint-Jean Stéphane Bédard (Chicoutimi), Alexandre Cloutier (Lac-Saint-Jean), Sylvain Gaudreault (Jonquière) et Denis Trottier (Roberval), ont pris connaissance du budget 2010-2011 qui évacue complètement la notion même de « région ». Ce budget ne contient rien pour favoriser le développement de nos communautés touchées par la crise forestière et par la crise économique.

« Avec le nouveau budget, l’abolition progressive des crédits d’impôts aux régions ressources privera la région de 25 millions de dollars en pertes directes par année, sans compter les pertes indirectes qui ne sont toujours pas chiffrées à ce jour. Ce manque à gagner pénalise directement les entreprises manufacturières régionales et les entreprises en démarrage » a dénoncé Stéphane Bédard. 

Le secteur forestier est laissé pour compte dans le budget Bachand. Depuis 2005, 60 000 travailleurs ont perdu leur emploi. « Plutôt que d’investir pour relancer ce secteur essentiel au développement de notre région par des mesures aussi peu coûteuses que d’obliger l’utilisation du bois dans la construction au Québec, le Ministre Bachand choisi d’amputer de 68 M$ le budget du ministère des Ressources naturelles et de la Faune », a déclaré Denis Trottier.

Malgré la demande pressante du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de l’ensemble du Québec en ce qui concerne les places en services de garde, le budget 2010-2011 ne prévoit pas de nouvelles sommes. « Je déplore que le gouvernement, malgré la hausse des naissances constatée depuis janvier 2006, demeure aussi peu préparé à y faire face. À l’été 2008, le gouvernement s’est engagé à créer, avant la fin de l’été 2010, 18 000 places à contribution réduite. À mi-chemin de l’échéance, on est loin du compte avec seulement 5 300 nouvelles places disponibles à l’échelle du Québec. De plus, dans ce budget, aucune place supplémentaire à contribution réduite n’est prévue », a souligné Alexandre Cloutier.

Pour ce qui est du branchement à Internet haute vitesse pour toute la population du Québec, c’est encore pire. « Après avoir annoncé deux fois le programme et repoussé son échéance jusqu’à 2015, on découvre dans les crédits que ce gouvernement n’a dépensé qu’un maigre million depuis la première annonce en 2008 et prévoit dépenser à peine 1,5 million de dollars cette année. On se rappellera que la ministre Normandeau, à l’époque, avait dit qu’Internet haute vitesse était aussi essentiel que l’électricité. Quand on voit que l’échéance est en 2015, est-ce normal de laisser la population vivre sans un service aussi essentiel? », se demande Sylvain Gaudreault.

« On assiste à un véritable désintéressement des régions par le gouvernement libéral. On voit clairement ici que les actions et les résultats ont été oubliés. En 2003, le gouvernement libéral se disait le parti des régions, aujourd’hui on peut constater qu’il est parti des régions! », a conclu Alexandre Cloutier, président du caucus du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Classé dans Communiqués de presse, Dans la circonscription | Un commentaire ?

Partager : Facebook Delicious Digg Google

LE GOUVERNEMENT CHAREST DOIT POSER UN GESTE ET SE RETIRER DU CONSEIL DE LA FÉDÉRATION

Les litiges et les échecs avec le gouvernement fédéral se multiplient

Le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier, croit que le gouvernement Charest doit mettre un terme à sa stratégie passive dans ses relations avec le gouvernement fédéral. Ainsi, le gouvernement Charest doit poser un geste symbolique et financier en se retirant du Conseil de la fédération, un organe ayant dilué le pouvoir du Québec. Mis sur pied en 2003, le Conseil, cette « bebelle » à Jean Charest, aura coûté aux contribuables québécois environ 5,5 millions de dollars.

« Depuis sept ans, les litiges et les échecs se multiplient et ce sont les Québécois qui en paient fortement le prix, comme en témoigne le récent budget du ministre Raymond Bachand. Le gouvernement ayant fait le choix de faire payer les Québécois pour l’échec du fédéralisme, il serait temps qu’il passe à un plan B. Il faut envoyer un signal clair à Ottawa », a déclaré Alexandre Cloutier.

Le député de Lac-Saint-Jean rappelle que le Conseil de la fédération s’était fixé deux objectifs et que rien n’a abouti. « Après la priorité pour récupérer les 800 millions de dollars annuels pour le Québec au chapitre du financement postsecondaire, le Conseil avait ciblé le pouvoir fédéral de dépenser. Or, force est de constater que rien n’a bougé. Pourquoi faudrait-il que les contribuables québécois financent un organisme qui ne rapporte pas? Benoît Pelletier l’a bien compris, lui qui a décidé d’abandonner le navire libéral il y a quelque temps », a rappelé M. Cloutier.

L’incapacité du gouvernement Charest coûte cher

« L’exemple le plus frappant est sans aucun doute l’incapacité du gouvernement Charest à faire respecter un jugement de la Cour d’appel fédérale. Alors que le Québec a entre les mains un jugement de cour depuis deux ans, représentant une somme de 137 millions de dollars que le fédéral doit au Québec pour le programme de stabilisation des revenus, le gouvernement Charest a fait le choix de hausser les taxes dans son dernier budget; 137 millions de dollars, c’est ce que représente la taxe sur l’essence d’un cent le litre entrée en vigueur le 1er avril pour une année financière, a affirmé Alexandre Cloutier. Si le gouvernement du Québec est incapable de faire exécuter un jugement de la cour, comment fera-t-il pour obtenir gain de cause dans tous les autres litiges qui l’opposent au gouvernement fédéral? », se demande le député.

Alexandre Cloutier a aussi rappelé de nombreux autres litiges loin d’être réglés identifiés dans les deux derniers budgets du Québec : 

¤ les 2,2 milliards de dollars pour l’harmonisation des taxes de vente effectuée en 1992, un échec qui est compensé par la nouvelle taxe sur l’essence pendant six ans;
¤ le 1 milliard de dollars annuel en péréquation qui a été coupé unilatéralement par le gouvernement fédéral à la veille de la campagne électorale de 2008 sans que le premier ministre Charest ne dénonce la situation;

¤ les 250 millions de dollars que nous perdons à chaque année en péréquation en raison du traitement inégal des revenus d’Hydro-Québec versus ceux d’Hydro-One en Ontario; les 238 millions de dollars que le gouvernement doit rembourser annuellement au fédéral (jusqu’en 2016) pour des paiements de péréquation soi-disant reçus en trop, alors que d’autres provinces ont reçu des paiements de protection pour compenser de telles baisses;

¤ les 664 millions de dollars que le fédéral coupera au Québec en péréquation l’an prochain alors que d’autres provinces reçoivent une compensation en paiements de protection;

¤ les 800 millions de dollars coupés au Québec en vertu du Transfert canadien en matière de programmes sociaux.  

« Il ne faut surtout pas oublier le litige territorial avec le gouvernement fédéral sur la propriété de la réserve en hydrocarbures Old Harry, qui pourrait représenter des milliards de dollars en retombées pour le Québec, que le gouvernement Charest ne semble pas prendre au sérieux, alors que Terre-Neuve explore actuellement l’idée de forer la réserve sans que le Québec ne touche un sou et n’ait son mot à dire », a insisté Alexandre Cloutier.

Le budget Bachand fait l’apologie de l’échec du gouvernement!

La section E du budget de cette année, comme la section G du budget de l’an dernier, illustre bon nombre de litiges toujours non résolus qui coûtent très cher aux Québécois. Par ailleurs, le Parti Québécois s’étonne que dans les documents budgétaires rendus publics la semaine dernière, le gouvernement Charest entend consacrer 13,9 millions de dollars au fédéralisme canadien, comparativement à 8,7 millions de dollars l’an dernier! « Pendant que les Québécois doivent se serrer la ceinture, le gouvernement Charest consacrera 5 millions de dollars de plus, en une seule année, alors que les résultats ne sont pas au rendez-vous. Au final, c’est que les Québécois paient des deux côtés en finançant davantage l’abandon du rapport de force », a martelé le député Cloutier.

« Entre se tenir debout devant Ottawa pour aller chercher notre dû et piger à deux mains dans les poches des Québécois, le premier ministre Jean Charest a choisi la solution facile. Il est temps qu’il se mette au travail au bénéfice des Québécois et non du Canada », a conclu le député de Lac-Saint-Jean.

Classé dans À la une, Communiqués de presse, Sur la Colline | Un commentaire ?

Partager : Facebook Delicious Digg Google

Engagements du ministère des Ressources naturelles et de la Faune pour protéger le couloir visuel de la rivière Péribonka et faire appel à des experts-conseils

COUPES FORESTIÈRES LE LONG DE LA RIVIÈRE PÉRIBONKA

Le 29 mars dernier, les députés de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, et de Roberval, Denis Trottier, ont rencontré les représentants régionaux du ministère des Ressources naturelles et de la Faune, monsieur Alain Thibeault, directeur général, monsieur Robert Lacroix, directeur aux opérations intégrées et monsieur Benjamin Martin, conseiller à l’unité de gestion des ressources naturelles et de la faune pour la rivière Péribonka. Lors de cette rencontre, les représentants du ministère se sont engagés à considérer toutes les possibilités afin de protéger le couloir visuel le long de la rivière Péribonka et à faire appel à un expert-conseil pour guider le ministère dans l’élaboration de mesures de protection pour les futurs projets de coupes forestières dans ce secteur.

« Un paysage naturel prend plusieurs années à se reconstruire. Les couloirs visuels tels que celui de la Péribonka méritent d’être protégés », déclare Denis Trottier.

Plusieurs organismes, municipalités ainsi que les MRC Maria-Chapdelaine et Lac-Saint-Jean-Est ont dernièrement manifesté leurs inquiétudes concernant les coupes forestières effectuées le long de la rivière Péribonka, durant l’année 2009. Plusieurs de ces coupes sont visibles à partir des berges ce qui compromet la qualité du couloir visuel le long de la rivière et pourrait par le fait même desservir l’industrie récréotouristique régionale. De plus, le bois d’une section du parc régional éclaté situé près de la zone de coupe forestière, réserve conçue afin de protéger un boisé exceptionnel abritant un merisier âgé de plus de 300 ans, a été récolté fragilisant ainsi le merisier.

Les députés de Lac-Saint-Jean et de Roberval ont fait valoir l’importance de sauvegarder cet arbre tricentenaire et les représentants se sont engagés à évaluer des mesures de protection pour préserver le merisier.

Les députés ont bon espoir d’en arriver à une entente dans laquelle le couloir visuel de la rivière serait protégé à long terme et où les compagnies forestières et les travailleurs ne seraient pas pénalisés. Les représentants ministériels se sont ainsi engagés à recourir au service d’un expert-conseil à l’interne afin de soumettre les futurs projets de coupes forestières à l’analyse d’un spécialiste en protection des aires naturelles et se sont également montrés ouverts à l’idée de soumettre ces projets à une contre-expertise indépendante. Le ministère devrait prochainement procéder à des consultations auprès de la population et des intervenants locaux afin d’élaborer une stratégie d’exploitation forestière qui fasse consensus.

« Nous devons tous travailler ensemble dans ce dossier afin de trouver une stratégie qui puisse satisfaire tout le monde. Il est possible de trouver des solutions pour protéger la rivière Péribonka sans en faire payer la note aux compagnies forestières dont plusieurs emplois dépendent », souligne Alexandre Cloutier.

Classé dans Communiqués de presse, Dans la circonscription | Un commentaire ?

Partager : Facebook Delicious Digg Google