Plan pour un Québec souverain : des réponses à vos questions

À la suite de l’invitation que m’avait fait Jonathan Valois, j’ai répondu sur son blogue aux questions qui m’on été posées par les visiteurs sur le Plan pour un Québec souverain.

Voici le texte publié sur le blogue du président :

Je remercie Jonathan de me « prêter » son blogue pour me permettre de
répondre à vos questions. Je suis très fier d’avoir contribué à la
préparation de ce plan et c’est avec plaisir que j’en discute avec vous.

Gébé Tremblay veut savoir quelles actions ou quels moyens nous comptons utiliser, une fois au pouvoir, pour éliminer efficacement l’ingérence du gouvernement fédéral. Il y a plusieurs moyens. Par exemple, si le fédéral adopte des mesures qui empiètent dans nos compétences, nous pourrions négocier un droit de retrait avec pleine compensation financière, signer un arrangement administratif, exiger un amendement constitutionnel ou même faire appel aux tribunaux. Une chose est certaine, nous ne resterons pas les bras croisés, comme le fait Jean Charest. Nous mobiliserons la population et la société civile sur ces enjeux.

AntiPollution se demande s’il s’agit d’une « sorte d’égalité avant l’indépendance ». Ce que nous voulons, c’est toujours plus de souveraineté, jusqu’à la souveraineté complète. Comme on peut « marcher et mâcher de la gomme » en même temps, nous pouvons continuer à préparer le pays tout en mettant en œuvre les quatre actions du Plan.

Casimir propose de tenir une élection référendaire sur la souveraineté. Le Parti Québécois a une position claire sur le sujet : pour atteindre notre pleine souveraineté, il faudra un référendum où les Québécois feront le choix de se donner un pays. Nous poursuivrons cet objectif tout en mettant en œuvre le Plan pour un Québec souverain. Nous tiendrons un référendum sur la souveraineté lorsque nous le jugerons opportun.

Je partage l’opinion de Jaques-Michel Desfossés affirmant qu’il faut cesser de perdre notre temps à débattre de la mécanique référendaire. C’est plutôt la souveraineté qui doit être notre combat de tous les instants. En passant, M. Desfossés m’a bien fait rire avec son parallèle avec « les préliminaires avant l’amour ».

En réponse à M. Desfossés, Casimir dit craindre que des concessions d’Ottawa puissent faire la démonstration que le fédéralisme canadien est flexible. Nous croyons plutôt qu’Ottawa serait très mal venu de refuser des demandes légitimes de la nation québécoise et de ses représentants élus. En accumulant des gains, en ayant un peu plus de souveraineté, nous croyons que les Québécois voudront toujours aller en chercher plus, jusqu’à la pleine souveraineté. C’est dans cet esprit que s’oriente notre démarche.

Pour répondre à Alexandre Forest, le but de la stratégie n’est pas de provoquer une crise politique, mais d’obtenir des gains pour les Québécois. Il est évident que Jean Charest ne provoquera pas de crise avec Ottawa, car il refuse de se tenir debout et de faire des gains pour le Québec. Pendant que l’Ontario a reçu plus de 11 milliards $ pour l’industrie automobile et l’harmonisation de sa taxe de vente avec la TPS, le Québec n’a rien reçu pour l’harmonisation de la TVQ et à peine quelques centaines de millions $ pour l’industrie forestière. C’est clairement deux poids, deux mesures!

Ray s’inquiète du niveau de « fierté » des Québécois. Les Québécois sont capables de grandes choses. Pensons au Cirque du Soleil, qui rayonne partout dans le monde depuis 25 ans. Pensons à Bombardier, qui est un chef de file mondial dans son secteur. N’est-ce pas le premier ministre René Lévesque, qui a dit : « On n’est pas un petit peuple, on est peut-être quelque chose comme un grand peuple »? Il faut toujours agir dans cet esprit et avoir confiance en nous.

Jean-Pierre Michaud se questionne sur les capacités de Mme Marois à mener le Québec vers le pays. M. Michaud, notre chef a eu le courage de rompre avec l’attentisme qui a caractérisé le mouvement souverainiste après le référendum de 1995. Rompre avec l’attentisme par des actions concrètes ne veut pas dire tourner le dos au passé. Avant de rendre public le Plan pour un Québec souverain, Mme Marois a rencontré les anciens chefs du Parti Québécois (dont font partie les premiers ministres Parizeau et Landry) afin qu’ils en prennent connaissance. Mme Marois a eu l’audace et le courage de nous présenter une vision claire pour mener le Québec à la souveraineté. À nous maintenant de la suivre…

Comme le dit E. Fréchette, si des « crises » arrivaient suite à nos demandes, elles ne seraient pas créées par un gouvernement du Parti Québécois, mais par le fédéral qui refuserait de répondre à des demandes légitimes de la nation québécoise. Sachez aussi que si le fédéralisme fonctionnait, ce ne serait pas aux souverainistes de le démontrer. Le fardeau de la preuve est aux fédéralistes. Julien résume bien la chose dans son commentaire du 13 juin.

En réponse à pdesjardins, vous pouvez télécharger le document et faire un zoom sur le texte afin de le mettre de la grosseur que vous souhaitez.

À la suite du commentaire de Garamond qui dit « Enfin un projet réalisable! » en ajoutant « Ottawa ne cédera pas un pouce de terrain, vous allez voir! », Casimir réplique que si « Ottawa refuse, le plan échoue ». Je crois plutôt que si Ottawa refuse de répondre à des demandes légitimes de la nation québécoise, les Québécois feront le constat qui s’impose.

Pierre Lasante nous invite à nous tourner vers l’indépendance énergétique. Le Parti Québécois vient tout juste de lancer une campagne sur le sujet. Je vous invite à consulter le site sur l’indépendance énergétique et à signer la pétition qui réclame une commission parlementaire sur l’indépendance énergétique. D’ailleurs, ce projet fait partie intégrante du Plan pour un Québec souverain.

J’invite aussi Aurélien et Keb, qui s’inquiètent des grandes lignes de notre projet de pays, à consulter le site sur l’indépendance énergétique. Il s’agit d’une première initiative dans le domaine.

Voilà qui fait le tour. Mais les échanges se poursuivent!

Au cours des prochains mois et des prochaines années, le Parti
Québécois continuera à proposer des idées qui vont nous mener au
congrès de 2011, où nous adopterons notre prochain programme. Je vous
invite à vous impliquer dans vos exécutifs locaux du Parti Québécois
afin de participer à l’exercice!

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