Bécancour, le mercredi 20 août 2008 – « Selon les estimations, seulement pour la réserve de Old Harry dans le golfe du Saint-Laurent, le potentiel d’hydrocarbures représenterait pour le gouvernement du Québec un minimum de 20 G$ en redevances et autres revenus sur dix ans. Jumelé avec celui des Basses-Terres, où des tests d’exploration dans les régions de Bécancour et Yamaska évaluent le gisement à 4 G$ en redevances et autres revenus pour l’État québécois, il est clair que le potentiel d’hydrocarbures est faramineux. C’est désolant de voir le gouvernement Charest fermer les yeux sur ce potentiel et de ne pas mettre le pied sur l’accélérateur. Ces milliards de dollars, les Québécois en ont besoin. C’est une source de
richesse collective dont on ne peut se passer ».
C’est ce qu’a déclaré la chef du Parti Québécois et députée de Charlevoix, Pauline Marois, accompagnée des députés de Vachon et de Lac-Saint-Jean, Camil Bouchard et Alexandre Cloutier, dans le cadre du caucus des députés qui se tient à Bécancour au Centre-du-Québec.
Mme Marois et M. Bouchard ont notamment fait état au caucus de leur mission qui les a menés en Norvège en juillet dernier afin de voir comment la Norvège concilie l’exploitation de ses ressources gazières et pétrolières avec le développement durable.
« Il faut créer davantage de richesse au Québec et un tel chantier représente un formidable défi. l’expérience norvégienne nous démontre qu’il est possible de faire fructifier ces ressources que le Québec possède tout en respectant l’environnement au profit des générations futures », a souligné Camil Bouchard
Le Parti Québécois propose cependant que soient adoptées des dispositions essentielles :
- l’État doit être le maître d’œuvre du développement de la filière;
- le Québec doit maintenir un engagement ferme vis-à-vis le Protocole de Kyoto;
- les revenus tirés des hydrocarbures doivent être consacrés à l’amélioration de l’environnement et de la qualité de vie de la population et pour les générations futures;
- il faut s’assurer d’une désignation équilibrée des zones d’exploitation et des zones de protection.
Or, pour y parvenir, le Québec doit régler un litige avec Ottawa. À cet égard, le député de Lac-Saint-Jean dénonce l’incurie du gouvernement Charest. « En juin 2006, le gouvernement Charest s’engageait formellement, dans le cadre de sa politique énergétique, à régler le litige avec Ottawa avant décembre 2006, nommément concernant la réserve de Old Harry située sur le territoire québécois au large des Îles-de-la-Madeleine. Or, on apprend que le mandataire du gouvernement Charest n’est même plus en fonction! Ça urge de prendre le taureau par les cornes et que le Québec obtienne enfin les permis de développement de son potentiel énergétique », a indiqué Alexandre Cloutier.
Enfin, pour illustrer davantage cet échec du gouvernement Charest, les députés ont mis en lumière le démembrement de la filiale gazière et pétrolière il y a quelques années, rappelant qu’Hydro-Québec n’avait finalement investi que 20 M$ sur les 330 M$ initialement prévus par le gouvernement du Parti Québécois. « Sitôt l’arrivée des libéraux au pouvoir, l’intérêt de cette filière, qui représente un potentiel de richesse énorme, s’est dégradé. La preuve est faite : nous pouvons le faire de façon intelligente dans une perspective de développement durable.
Qu’attendons-nous pour le faire? », a conclu Pauline Marois.
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Le 23 septembre prochain, à Alma



Declarez l’independance et faite appel a des societes d’exploitation francaises et norvegiennes.